Femme bipolaire qui se réunit

Bipolarité : vous n’êtes pas votre diagnostic

Quand on vous annonce que vous êtes bipolaire, il y a parfois quelque chose qui se passe à l’intérieur de vous.
Un mot vient soudain mettre un nom sur ce que vous vivez. Et ce mot peut être utile : il permet de mieux comprendre certains symptômes, d’adapter la prise en charge et de mettre en place un suivi approprié. Le trouble bipolaire est une affection psychiatrique qui nécessite une évaluation et un accompagnement adaptés, et les recommandations actuelles associent notamment traitements médicamenteux et interventions psychologiques selon les situations. (Haute Autorité de Santé).

Mais il y a une différence entre avoir un diagnostic et devenir son diagnostic. Parce qu’à force d’entendre « vous êtes bipolaire », on peut finir par entendre autre chose : « vous serez comme ça toute votre vie », « vos réactions sont forcément liées à votre bipolarité », « il n’y a pas grand-chose à faire en dehors du traitement ». Et c’est là que quelque chose me dérange profondément.

Non pas parce que je remets en cause l’existence du trouble bipolaire ou l’importance du suivi psychiatrique, mais parce que je rencontre parfois des personnes qui ont fini par ne plus voir en elles-mêmes qu’une étiquette.

La première personne bipolaire que j’ai accompagnée

Lorsque j’ai commencé à pratiquer la méthode NERTI, il y avait une consigne qui m’avait marqué : ne pas accompagner les personnes diagnostiquées bipolaires. Car NERTI ne semblait pas adapté aux médicaments pour la bipolarité.

Je comprenais la prudence derrière cette recommandation. Une personne présentant un trouble bipolaire peut connaître des épisodes maniaques, hypomaniaques ou dépressifs, parfois sévères, et la prise en charge doit être adaptée à sa situation. Les recommandations insistent notamment sur l’importance du suivi psychiatrique et de la surveillance de l’évolution de l’humeur. (Haute Autorité de Santé).

Mais à mes débuts, j’étais aussi quelqu’un qui expérimentait énormément. Et puis un jour, une amie diagnostiquée bipolaire est venue me voir. J’avais envie de l’aider. Je savais qu’il fallait être prudent, mais j’ai décidé de regarder ce qui se passait réellement pour elle, plutôt que de regarder uniquement le mot « bipolarité ».

Je me souviens encore de cette première séance. Elle a été particulièrement intense. Des choses sont remontées avec une force émotionnelle que je n’avais encore jamais rencontrée. Et je dois être honnête : j’ai eu peur. Je me suis demandé si je n’étais pas allé trop loin. Elle est repartie et, pendant les jours qui ont suivi, je me suis demandé ce qui allait se passer. Je n’ai pas eu de nouvelles pendant deux semaines. Deux semaines pendant lesquelles je me suis demandé si j’avais fait une erreur.

Puis elle m’a rappelé. Je lui ai demandé comment elle allait. Elle m’a répondu, presque étonnée : « Mais pourquoi tu me demandes ça ? Ça va. » Elle m’a expliqué qu’après la séance, quelque chose s’était posé en elle. Une forme d’apaisement qu’elle n’avait pas ressentie auparavant. Nous avons continué à travailler ensemble et son parcours a ensuite évolué de manière importante.

À un moment donné, sa psychiatre a réévalué son diagnostic et ne l’a plus considérée comme présentant un trouble bipolaire. Je raconte ici son histoire, pas une preuve que NERTI permet de supprimer un diagnostic de bipolarité.

Un diagnostic psychiatrique doit être posé et réévalué par des professionnels compétents, dans le temps, à partir de l’ensemble de l’histoire clinique. (Haute Autorité de Santé).
Mais cette expérience a profondément changé ma manière de regarder les personnes que j’accompagne.

Et si on regardait d’abord la personne ?

Des années plus tard, j’ai accompagné une autre personne qui avait, elle aussi, été diagnostiquée bipolaire. Elle avait rencontré plusieurs professionnels, des psychologues, des psychiatres, et avait progressivement construit une représentation très particulière d’elle-même : « Je suis bipolaire, donc je suis comme ça. »

Elle avait notamment connu des épisodes de pleurs très importants. Et au fil des années, son diagnostic était devenu une sorte de grille de lecture permanente. Quand elle allait mal, c’était parce qu’elle était bipolaire. Quand elle réagissait fortement, c’était parce qu’elle était bipolaire. Et peu à peu, elle avait fini par croire qu’elle ne pouvait pas vraiment changer.

Lorsque je l’ai rencontrée, j’ai essayé de faire quelque chose de très simple : j’ai oublié le mot « bipolaire » pendant mes séances. Pas le diagnostic au sens médical, bien sûr. Je savais qu’il existait et je savais qu’il fallait rester prudent. Mais je n’ai pas voulu que ce mot m’empêche de regarder la personne qui était assise en face de moi.

Alors j’ai commencé à m’intéresser à elle. À ce qui lui faisait du mal. Aux moments où elle allait mal. À ce qui se passait avant. Aux situations qui déclenchaient ses réactions. À ce qu’elle ressentait dans son corps. À son histoire. À ce qu’elle aimait. À ce qu’elle avait arrêté de faire. Bref, j’ai essayé de comprendre qui était cette personne derrière le diagnostic.

Et petit à petit, elle a commencé à aller mieux sur certains aspects de sa vie. Pas du jour au lendemain. Pas comme par magie. Mais elle avait de moins en moins de moments où elle se retrouvait submergée par son mal-être. Elle recommençait à retrouver des choses qu’elle avait abandonnées. Elle recommençait à vivre.

« Tu es en train de changer »

Je voyais petit à petit le changement en elle. Mais c’est son mari qui a initié une vraie prise de conscience de ce changement.

Le jour où il lui a dit cette phrase : « Je crois que tu es en train de changer. »
Pas « tu apprends à mieux gérer ta bipolarité ». Pas « tu vas mieux malgré ta bipolarité ». Il lui disait qu’il voyait simplement quelque chose changer chez elle.

Elle m’a raconté qu’elle avait recommencé à faire des choses qui comptaient énormément pour elle. Elle s’était réinscrite à la danse. Elle avait repris le théâtre. Deux activités qui avaient une vraie importance dans sa vie et qu’elle avait progressivement laissées de côté.

Et puis elle m’a raconté quelque chose de très simple : elle avait eu envie d’aller au cinéma.
Pour quelqu’un d’extérieur, cela peut sembler complètement banal. Une sortie au cinéma. Rien d’extraordinaire.
Mais pour elle, ce geste représentait énormément. Parce qu’elle recommençait à se reconnecter à sa vie.

C’est peut-être ça qui me touche le plus dans ce métier. Ce ne sont pas toujours les grandes transformations spectaculaires qui montrent qu’une personne va mieux. Parfois, c’est simplement quelqu’un qui recommence à danser. Qui retourne au théâtre. Qui a envie de sortir. Qui recommence à rire. Qui se projette à nouveau dans quelque chose.

La vie revient souvent par de toutes petites portes.

Vous êtes peut-être plus que ce que votre diagnostic raconte

Je veux être très clair sur un point : si vous avez reçu un diagnostic de trouble bipolaire, cet article ne vous invite absolument pas à arrêter votre traitement, à abandonner votre psychiatre ou à considérer que votre diagnostic est faux. Le trouble bipolaire est une pathologie réelle et parfois sévère, qui nécessite une prise en charge adaptée. En cas de symptômes maniaques, d’aggravation importante de la dépression ou de situation de crise, les recommandations prévoient notamment une orientation rapide vers des soins spécialisés. (Nice)

Mais il y a une autre chose que j’aimerais vous dire.

Vous êtes une personne avant d’être un diagnostic.

Votre diagnostic décrit une partie de votre fonctionnement à un moment donné. Il peut aider les professionnels à vous accompagner. Il peut permettre de comprendre certains épisodes de votre vie. Mais il ne raconte pas vos goûts, votre histoire, vos blessures, vos relations, vos rêves, vos capacités, vos envies, votre humour ou toutes les choses que vous avez envie de retrouver.

Et surtout, il ne devrait pas vous empêcher de vous demander : « Qu’est-ce qui, chez moi, peut encore évoluer ? »

C’est précisément cette question qui m’intéresse dans mon travail.

Je ne cherche pas à nier un diagnostic. Je cherche à regarder ce qui se passe réellement chez la personne qui vient me voir.

Parce qu’avant d’être « bipolaire », vous êtes aussi quelqu’un qui peut être triste, épuisé, en colère, anxieux, blessé, perdu, stressé, découragé… et qui peut parfois avoir besoin qu’on s’intéresse à ces choses-là sans tout ramener à une seule étiquette.

Et si votre histoire ne s’arrêtait pas au diagnostic ?

Il y a quelque chose de très particulier avec les étiquettes : elles peuvent nous aider à comprendre, mais elles peuvent aussi finir par nous enfermer lorsqu’elles deviennent notre seule manière de nous définir.

Je ne sais pas ce que sera votre parcours. Je ne peux pas vous promettre qu’une méthode particulière fera disparaître un trouble bipolaire. Ce serait irresponsable de le faire.

Mais je peux vous dire quelque chose de beaucoup plus simple : ne réduisez pas toute votre personne à un diagnostic.

Continuez à être accompagné. Continuez à poser des questions. Continuez à observer ce qui vous fait du bien, ce qui vous fait souffrir, ce qui déclenche vos difficultés et ce qui vous permet de retrouver de l’élan.

Et surtout, regardez aussi ce qui revient.

Une envie de danser.

Une envie de voir vos amis.

Une envie de sortir.

Une envie de créer.

Une envie de rire.

Une envie de vivre.

Parce que parfois, avant même de pouvoir dire « je vais mieux », on recommence simplement à avoir envie de faire des choses.

Et ça, c’est déjà une partie de la vie qui revient.

Témoignage de Caroline

« C’est un ami qui m’a dit de contacter Nicolas pour m’aider à sortir d’une dépression profonde que j’ai depuis plus de 30 ans. J’ai tout essayé mais rien ne m’a apporté de bien-être sur le long terme.
Nicolas utilise la méthode NERTI, que je ne connaissais pas, pour débloquer des situations qui nous gâchent la vie.
Au fur et à mesure des séances, un mieux être a commencé à apparaitre. Ce sont des couches et des couches qui se retirent peu à peu.
En plus de maitriser cette méthode, il nous la communique pour que l’on devienne autonome.
Il met tout de suite à l’aise, comme si on le connaissait déjà. Il est très humain, empathique, généreux, naturel, spontané. Il ne juge pas, on peut tout lui dire. Il est très impliqué ; il va jusqu’au bout des choses, il ne lâche rien. C’est un passionné.
Si besoin, je peux le contacter entre les séances, il répond dès qu’il est disponible.
Ce sont pour toutes ces raisons que je lui fais confiance et que je continue le chemin avec lui.
Appelez-le sans vous poser de questions, juste pour vous laisser la chance d’être libre et d’avoir enfin une vie plus légère 😊
« 

Charlotte

Témoignages

« Nicolas m’a été d’une grande aide si précieuse, après la première séance, rien n’est déjà plus comme avant. Tout en douceur mes émotions bloquées se sont comme envolées. Je me sens beaucoup mieux, apaisée, ma vision sur ces situations du passé a complètement changé. Je recommande Nicolas qui est d’une simplicité détonante, une authenticité humaine et touchante. Je me suis sentie à l’aise immédiatement et je trouve cette méthode douce et libératrice. Beaucoup de compétences et d’humilité chez Nicolas. Si j’avais connu ça il y a quelques mois J’y serais allée bien avant! Un homme au grand coeur et qui fait preuve d’une merveilleuse bonté d’âme. Mon mot de la fin Nicolas c’est MERCI MERCI MERCI ! Bravo et continuez car vraiment Le Monde a besoin de vous. J’ai testé en présentiel comme en visio, et je peux vous dire que l’efficacité est identique ! Je me sens libre et Libérée après chaque séance ! »

Yasmine – Hypnothérapeute Montpellier

« J’ai rencontré Nicolas grâce à une amie. J’avais déjà eu recours à des séances de EMDR, et de sophrologie…. À ce jour restait encore ancré en moi des réactions qui me gênaient dans ma vie de tous les jours, et que je n’arrivais pas à maîtriser.
J’avoue avoir hésité avant de consulter Nicolas, je me suis documentée sur la méthode NERTI, j’ai également regardé des vidéos de Nicolas avec Luc Geiger, et cela a été le facteur déclenchant. Je me félicite tous les jours d’avoir franchi le pas pour un mieux être dans la vie, et surtout comprendre ce qui se passait à l’intérieur de moi. Nicolas ne n’égare pas et reste avec le sujet qui nous préoccupe durant toute la séance. Un grand merci Nicolas pour ton implication et ta générosité. »

Viviane Montpellier

« Nerti c’est 2 choses à mon sens.
Déjà une méthode innovante et sans doute d’une efficacité redoutable.
J’ai vécu ma première séance je sentais déjà de belles et nouvelles choses à l’intérieur de moi.
En suite c’est le praticien qui va faire la différence au travers de sa personnalité.
Nicolas est homme empreint de générosité, d’empathie et de sensibilité, c’est le profil le plus adapte pour suivre votre séance Nerti.
La force de Nicolas c’est de lire votre profil , de comprendre votre besoin et de s’adapter.
Très à l’écoute et d’une extraordinaire patience, toujours disponible à n’importe quel moment et avec une empreinte très positive à chacune de ses interventions.
Allez-y …sautez le pas …Nerti et Nicolas c’est le tierce gagnant. »

Fred – Conférencier

« Un thérapeute génial tout simplement. Nicolas est à l’écoute, généreux, bienveillant et professionnel! Rempli de compassion. Depuis les séances ma vie se transforme, des portes s’ouvrent et la vie prend un sens agréablement différent 🙂
La méthode nerti très peu connue qu’il utilise est exceptionnelle, les résultats ne se font pas sans dire.
Merci pour tout. »

Laura – Vendeuse magasin Bio Lunel

« Je recommande fortement d’aller rencontrer Nicolas. Par son écoute, sa bienveillance, son professionnalisme et la méthode Nerti il m’a aidée à surmonter un blocage suite à un choc émotionnel.
Je me sens plus légère et j’apprécie le moment présent.
Alors faites moi confiance et allez voir Nicolas vous ne serez pas déçus »

Virginie – Boutique surgelée Sommières

« Je remercie Nicolas pour son aide dans des moments difficiles et douloureux comme la séparation.
Deux jours après la première séance je me sentais déjà mieux, j’avais retrouvé l’appétit, ma tristesse était moindre. Le deuxième séance m’a redonné confiance en moi et m’a libéré. Je commande fortement le Nerti. Merci encore 🙏 »

Angeline – Infirmière Baillargues

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