Et si votre cerveau ne cherchait pas à vous faire souffrir… mais à vous protéger ?

Sommaire

Pourquoi une crise d’angoisse peut-elle revenir alors que vous savez parfaitement qu’il n’y a aucun danger ?
Pourquoi, après une mauvaise expérience en voiture, suffit-il parfois de reprendre le volant pour sentir votre cœur accélérer, votre tête tourner ou votre corps se mettre en alerte ?

Pourquoi, après une rupture, pouvez-vous vous sentir à nouveau mal simplement en entendant une chanson, en passant devant un endroit précis ou en vous retrouvant seul le soir ?
Et surtout…
Pourquoi avez-vous parfois l’impression que votre cerveau vous fait revivre quelque chose que vous voudriez pourtant laisser derrière vous ?
Il existe une manière de comprendre ces phénomènes qui change complètement notre façon de regarder le mal-être.

Votre cerveau n’essaie peut-être pas de vous faire souffrir….

Il essaie peut-être de vous protéger.

Votre cerveau apprend en permanence ce qui représente un danger

Votre système de survie est une formidable machine à apprendre.

Lorsqu’un événement est vécu comme dangereux, douloureux ou particulièrement intense, votre cerveau ne mémorise pas uniquement l’événement lui-même. Il peut aussi mémoriser ce qui l’entourait:

  • Le lieu.
  • Les circonstances.
  • Les sensations corporelles.
  • Les émotions.
  • Les pensées.
  • Les images.
  • Les personnes présentes.
  • Et parfois même votre état intérieur.

C’est une bonne chose.

Imaginez qu’un jour vous vous soyez brûlé en posant la main sur une plaque de cuisson.
Votre cerveau apprend rapidement :

« Cette sensation de chaleur sur cette plaque = danger. »

La fois suivante, vous n’aurez pas besoin de vous brûler à nouveau pour retirer votre main. Votre système de protection aura appris.

Il anticipe.
Il vous protège avant que le danger ne se reproduise.

C’est exactement ce que nous voulons d’un système de survie.
Le problème commence lorsque ce mécanisme d’apprentissage s’étend à des situations qui ne sont plus réellement dangereuses.

Le cerveau ne mémorise pas seulement ce qui s’est passé

Prenons un exemple.

Un homme monte dans un arbre.
Il tombe.
Il perd connaissance.

L’événement est suffisamment important pour que son cerveau enregistre quelque chose comme :

arbre + certaines sensations corporelles + perte de contrôle + danger.

Quelques jours plus tard, il remonte dans un arbre.
Il ne tombe pas.

Pourtant, son système de protection peut déjà se mettre en alerte.
Pourquoi ?

Parce que son cerveau ne se contente pas de regarder ce qui se passe maintenant.

Il reconnaît une configuration qui ressemble à celle qui précédait l’événement dangereux.
Et il peut alors déclencher une alerte avant même que le danger ne soit présent.

C’est logique.

Un système de survie qui attend que vous soyez déjà tombé pour vous prévenir que vous risquez de tomber n’est pas particulièrement efficace !
Il vaut mieux déclencher l’alarme un peu trop tôt que trop tard.

C’est exactement ce qui peut se produire avec une crise d’angoisse

Imaginez maintenant que vous soyez dans votre voiture. Vous êtes déjà très stressé.

Pour une raison qui n’a rien à voir avec la voiture, votre état émotionnel monte fortement:

  • Votre cœur accélère.
  • Vous vous sentez mal.
  • Vous avez peut-être la tête qui tourne.
  • Vous avez une sensation étrange dans le corps.

Et dans cet état, vous montez dans votre voiture. À cet instant, plusieurs informations sont présentes en même temps :

la voiture + votre environnement + votre état émotionnel + vos sensations corporelles + votre impression de danger.

Votre cerveau peut apprendre une association entre tous ces éléments.
Et quelques jours plus tard, vous remontez dans votre voiture.
Vous n’êtes pas particulièrement inquiet.
Mais votre cerveau, lui, peut avoir reconnu quelque chose.
La voiture devient un indice.
Et il peut commencer à réactiver l’état d’alerte.

Une sensation apparaît.

Le cœur accélère légèrement.

Vous sentez votre respiration changer.

Et immédiatement, une pensée peut surgir :

« Oh non… ça recommence. »

À partir de là, le mécanisme peut s’emballer. Une sensation devient un signal. Le signal est interprété comme une menace.

Le système de survie augmente son niveau d’alerte. L’alerte produit de nouvelles sensations. Ces nouvelles sensations renforcent l’impression de danger. Et vous vous retrouvez avec une crise d’angoisse.

La voiture n’était pourtant pas dangereuse.

Mais votre cerveau avait appris à associer la voiture à un état dans lequel le danger semblait possible.

Et le plus étonnant, c’est que le signal d’alarme n’est pas forcément le même chez tout le monde

Pour certaines personnes, ce sera la sensation de perdre connaissance.
Pour d’autres, les palpitations.
Pour d’autres encore, la sensation de manquer d’air.
Une boule dans la gorge.
Une oppression dans la poitrine.
Des vertiges.
Une sensation de faiblesse.
Ou cette impression indescriptible que quelque chose ne va pas.

Pourquoi ?

Parce que votre cerveau n’a pas besoin d’utiliser exactement le même signal chez tout le monde.
Il peut devenir particulièrement sensible à ce qui possède, dans votre histoire personnelle, la plus forte valeur de danger.

Chez une personne :
palpitations = « mon cœur va lâcher »

Chez une autre :
vertige = « je vais perdre connaissance »

Chez une autre :
gorge serrée = « je vais m’étouffer »

La sensation n’est pas forcément le danger.

Elle est devenue le signal annonçant le danger.

Et c’est une distinction essentielle.

Votre cerveau peut même apprendre à avoir peur d’une sensation

C’est là que les choses deviennent particulièrement intéressantes.
Au départ, vous avez une sensation.
Puis cette sensation est associée à quelque chose de très désagréable.
Votre cerveau apprend alors :

« Quand cette sensation arrive, il faut faire attention. »

La prochaine fois que la sensation apparaît, le système de protection réagit plus rapidement.
Et progressivement, vous pouvez finir par avoir peur non plus de ce qui s’était réellement produit au départ…

mais de ressentir à nouveau la sensation qui annonçait cet événement.

C’est ainsi qu’une personne peut avoir peur d’avoir peur.
Ou avoir peur d’avoir une crise d’angoisse.
Ou avoir peur de ressentir un vertige.
Ou avoir peur de ressentir ses propres battements cardiaques.

Le système de protection s’est mis à surveiller son propre fonctionnement.

Quand je faisais moi-même des crises d’angoisse, il y avait une sensation que je détestais plus que tout : une sensation de dissociation, comme si je n’étais soudainement plus complètement relié à mon corps.

Ce qui était particulièrement impressionnant, c’est la rapidité avec laquelle elle pouvait apparaître.
Je pouvais être parfaitement bien et, en quelques secondes — je n’ai jamais chronométré, évidemment — cette sensation apparaissait.

Et là, pour moi, c’était immédiatement : panique à bord.

Je ne me demandais même pas si j’étais en danger. Mon corps avait déjà décidé que oui.
Et comme je détestais cette sensation, je faisais immédiatement tout ce que je pouvais pour la faire disparaître. Je me touchais, je cherchais à retrouver des sensations corporelles normales, je tentais de reprendre le contrôle.

Avec le recul, je comprends quelque chose d’important. À chaque fois que je faisais ça, j’apprenais aussi à mon cerveau que cette sensation était quelque chose contre lequel il fallait lutter.

Sensation → panique → je cherche à la faire disparaître.

Puis sensation → panique → je cherche à la faire disparaître.

Encore.
Et encore.
Et encore.

Mon cerveau pouvait donc finir par apprendre :
« Cette sensation n’est pas OK. Dès qu’elle apparaît, il faut déclencher l’alarme. »

Et c’est exactement ce que je décris aujourd’hui lorsque je parle de ces associations que notre système de protection peut apprendre.

Et ce mécanisme ne concerne pas uniquement l’angoisse

C’est quelque chose que j’observe également dans des situations qui semblent, au premier abord, très différentes.

Par exemple après une rupture.
Imaginez que vous soyez profondément attaché à quelqu’un.
Cette relation représente votre sécurité, votre équilibre, votre quotidien.
Puis la relation s’arrête.
La douleur émotionnelle peut être immense.

Votre cerveau va alors enregistrer cette expérience.

Mais il ne mémorise pas uniquement :
« Cette personne m’a quitté. »

Il peut aussi enregistrer :
les moments de solitude, certains lieux, certaines musiques, les messages, les photos, les soirées, les sensations dans votre corps, certaines pensées, certaines périodes de la journée…

Et plus tard, l’un de ces éléments peut suffire à réactiver une partie de l’état émotionnel.
Vous entendez une chanson.
Et vous vous sentez mal.

Vous passez devant un endroit.
Et votre poitrine se serre.

Vous rentrez chez vous le soir.
Et cette sensation de vide revient.

Vous pensez à cette personne.
Et votre corps réagit comme si la rupture était à nouveau en train de se produire.

Pourtant, l’événement est terminé.
Mais votre système de protection, lui, peut encore réagir à ce qu’il a appris.

C’est aussi ce qui peut se produire dans la dépendance affective

Lorsqu’une relation devient le principal moyen de se sentir en sécurité, certains événements peuvent progressivement devenir extrêmement chargés.

Un message qui n’arrive pas.
Une réponse plus froide.
Une personne qui s’éloigne.
Un changement de comportement.
Quelques heures sans nouvelles.

Objectivement, ces événements peuvent être anodins.
Mais votre système de protection peut avoir appris à les associer à quelque chose de beaucoup plus grave :

« Je vais être abandonné. »

Alors l’alarme se déclenche.
Vous pensez davantage.
Vous cherchez à comprendre.
Vous vérifiez.
Vous vous rassurez.
Vous cherchez un signe.

Et plus vous cherchez à faire disparaître votre insécurité, plus votre cerveau peut apprendre :

« Cette situation est vraiment dangereuse. Il faut continuer à la surveiller. »

Vous n’êtes pas faible.
Vous n’êtes pas « trop sensible ».
Votre système de protection fait simplement ce qu’il a appris à faire.

Et parfois, le déclencheur n’est même pas un événement : c’est une pensée

Je vais vous donner un autre exemple personnel.

À une époque de ma vie, il y avait quelque chose qui pouvait me mettre dans un état de mal-être absolument incroyable : penser à l’univers.

Oui, l’univers. Son immensité. Son infinitude. Le fait que nous soyons, à notre échelle, absolument minuscules au milieu de quelque chose d’aussi gigantesque.

Aujourd’hui, cela peut paraître assez étrange raconté comme ça. Mais à cette époque, pour moi, c’était un enfer. Je pouvais penser à l’immensité de l’univers et ressentir immédiatement un état de malaise extrêmement intense.

Et le plus surprenant, c’est qu’une fois que mon cerveau avait associé cette pensée à cet état, tout pouvait potentiellement me ramener à elle.

Une image. Un documentaire. Un ciel étoilé. Une discussion. Une pensée qui surgissait sans prévenir.

Et parfois même quelque chose qui n’avait, en apparence, absolument aucun rapport avec l’univers.

Mon cerveau avait appris quelque chose.

Pas nécessairement :
« L’univers est dangereux. »

Mais plutôt :
« Lorsque je pense à ça, je ressens quelque chose que je déteste. »

Et à partir de là, il pouvait se mettre à surveiller tout ce qui risquait de me ramener vers cet état.
C’est une chose que je trouve aujourd’hui particulièrement intéressante.
Le cerveau n’a pas besoin de considérer une chose comme objectivement dangereuse pour commencer à la traiter comme un signal d’alerte.

Il peut simplement avoir appris qu’elle est associée à un état qu’il cherche absolument à éviter.

Et plus je cherchais à éviter cette sensation, plus cette pensée pouvait prendre de l’importance.
La pensée devenait un signal. Le signal déclenchait une réaction. La réaction me faisait redouter encore davantage le signal. Et le cercle pouvait continuer.

C’est exactement le même principe que celui que je viens de vous décrire avec les sensations corporelles, les crises d’angoisse ou certaines situations de la vie.

Le déclencheur peut être une voiture. Il peut être une sensation. Il peut être une personne. Il peut être un lieu.

Mais il peut aussi être simplement… une pensée.

Mais alors, est-ce que ce mécanisme ne concerne que les événements les plus importants de notre vie ?

C’est une question essentielle.
Parce qu’en lisant cet article, vous pourriez vous dire :
« D’accord. Je peux comprendre pour une crise d’angoisse après un événement traumatisant. Je peux comprendre pour une rupture. Mais est-ce que mon cerveau fonctionne vraiment comme ça pour tout ? »
Et la réponse est beaucoup plus vaste qu’on ne pourrait l’imaginer.

Il n’est pas nécessaire d’avoir vécu le plus gros événement de votre vie pour qu’une association se crée.
Une remarque peut suffire.
Une humiliation.
Un échec.
Une dispute.
Une déception.
Une critique.
Une erreur.
Un moment où vous vous êtes senti ridicule.
Une situation dans laquelle vous avez eu le sentiment de ne pas être à la hauteur.
La perte d’un proche.
Une séparation.
Un changement brutal dans votre vie.
Une expérience professionnelle qui s’est mal passée.
Ou même quelque chose qui, aujourd’hui, vous paraît complètement insignifiant.

Vous pouvez d’ailleurs parfois vous dire :
« Je ne comprends pas pourquoi ça me touche autant. Ce n’est pourtant rien. »

Mais ce n’est pas forcément la taille objective de l’événement qui détermine la réaction de votre système de protection.
Ce qui compte peut être ce que votre cerveau a appris à ce moment-là.

Une simple remarque peut devenir un signal de danger

Imaginez qu’un jour, quelqu’un vous dise quelque chose qui vous blesse profondément.
Peut-être une remarque sur votre apparence. Votre intelligence. Votre travail. Votre façon d’être. Vous vous sentez humilié. Votre corps réagit.Vous avez honte. Vous vous sentez petit.

Vous auriez aimé disparaître. L’événement est terminé. Mais votre système de protection peut avoir enregistré bien davantage que les mots prononcés.

Il peut avoir associé :
« être observé » + « parler devant les autres » + « faire une erreur » + « être jugé » = danger.

Et des années plus tard, une situation ressemblante peut réactiver cet état.
Vous devez prendre la parole. Quelqu’un vous regarde. Vous faites une petite erreur. Et soudain, vous vous sentez mal.

Vous savez pourtant parfaitement que cette personne ne va pas vous faire de mal.
Mais votre corps, lui, reconnaît quelque chose.

Il se souvient de ce qu’il avait appris à protéger.

Un échec peut fonctionner de la même manière

Imaginez que vous ayez énormément investi dans un projet. Vous y avez cru. Et vous avez échoué.Vous avez ressenti une immense déception. Peut-être même de la honte.

Votre système de protection peut alors apprendre quelque chose comme :

« Me lancer dans ce type de projet = risque de souffrir. »

Plus tard, vous avez une nouvelle opportunité.
Objectivement, tout va bien.
Mais au moment de vous lancer, vous ressentez une boule dans le ventre. Une fatigue. Une envie de tout arrêter. Une pensée : « À quoi bon ? »

Vous pourriez croire que vous êtes paresseux. Que vous manquez de motivation.
Que vous avez perdu votre ambition.

Mais il est possible que votre système de protection ait simplement appris :
« Si je m’investis à nouveau, je risque de revivre cette douleur. »
Et il peut alors chercher à vous protéger en vous faisant renoncer avant même que vous ne preniez le risque.

Le mécanisme peut donc se répéter presque à l’infini

Une voiture. Une rupture. Une remarque. Un échec. Une sensation corporelle. Une peur. Une solitude. Une personne. Un lieu. Une pensée. Une émotion. Un souvenir.

Il n’existe pas nécessairement une liste limitée des choses que votre cerveau peut associer à un danger.
Tout ce qui accompagne une expérience suffisamment forte peut potentiellement devenir un indice susceptible de réactiver une partie de cette expérience.

Et c’est peut-être cela qui explique pourquoi certaines réactions semblent parfois complètement disproportionnées par rapport à ce qui se passe aujourd’hui.
Vous réagissez au présent…
mais votre système de protection peut également réagir à ce qu’il reconnaît du passé.

Et parfois, le problème finit par s’auto-entretenir

Une fois qu’un signal a acquis une valeur de danger, il peut devenir particulièrement facile à réactiver.

Vous ressentez quelque chose. Vous interprétez cette sensation. Vous vous inquiétez. Vous surveillez davantage votre corps. Vous cherchez à comprendre. Vous évitez. Vous contrôlez. Vous vous rassurez.
Et toutes ces réactions peuvent involontairement renforcer l’idée initiale :

« Cette chose est dangereuse. »

C’est ainsi qu’une association qui était peut-être au départ parfaitement compréhensible peut finir par prendre énormément de place dans votre vie.
Et parfois, vous ne savez même plus exactement pourquoi.

Vous savez simplement que :
« Ça me fait quelque chose. »

Le problème, c’est que ce système ne sait pas toujours que l’histoire est terminée

C’est peut-être l’un des points les plus importants à comprendre. Votre cerveau n’a pas uniquement besoin de savoir ce qui s’est passé. Il doit aussi pouvoir mettre à jour ce qu’il a appris.

Si une situation a été associée à une forte menace, le système peut continuer à réagir lorsqu’il retrouve certains éléments de cette situation.
C’est comme si une ancienne alarme était encore réglée sur un danger qui n’est plus présent. Et c’est là que l’on peut commencer à comprendre pourquoi lutter contre certaines sensations ne suffit pas toujours.

Si, chaque fois que votre cœur accélère, vous cherchez immédiatement à le calmer…
Si, chaque fois que vous ressentez un vertige, vous cherchez immédiatement à le faire disparaître…
Si, chaque fois que vous ressentez une émotion douloureuse, vous cherchez immédiatement à ne plus la ressentir…

vous ne laissez peut-être jamais votre système de protection faire une expérience différente.
Il reste avec son ancienne prédiction.
« Cette sensation est dangereuse. »

Et si la solution n’était pas de faire disparaître la sensation ?

C’est précisément là que mon approche avec NERTI prend tout son sens.
Je ne cherche pas simplement à vous apprendre à contrôler votre anxiété.
Je ne cherche pas à vous convaincre que vous n’avez aucune raison d’avoir peur.
Et je ne cherche pas à lutter contre votre corps.

Nous allons au contraire nous intéresser à ce qui se passe dans votre corps lorsque votre système de protection se met en marche.

Une sensation apparaît. Une image. Une émotion. Une impression de malaise. Une sensation de perdre connaissance. Une oppression. Une boule dans la gorge. Une sensation de vide. Une peur très précise.

Et plutôt que de chercher immédiatement à la faire disparaître, nous allons apprendre à l’observer.

À la laisser être là. À regarder ce qu’elle fait. Comment elle évolue. Ce qu’elle déclenche. Et parfois, quelque chose d’étonnant se produit.
La sensation que vous cherchiez absolument à éviter devient justement le point d’entrée vers ce que votre système de protection avait appris.

Parce que votre cerveau peut apprendre autrement

Imaginez que votre système de survie ait appris :

« Cette sensation = danger. »

Vous ressentez la sensation.
Mais cette fois, vous ne fuyez pas.
Vous ne la combattez pas.
Vous l’observez.

Elle est là. Elle peut devenir intense. Puis elle change.

Et finalement, le scénario catastrophique que votre cerveau semblait annoncer ne se produit pas.

Vous n’êtes pas tombé dans les pommes. Vous ne vous êtes pas étouffé. Votre cœur n’a pas lâché. Vous n’avez pas perdu le contrôle. La personne ne vous a pas abandonné à cet instant précis.

Et cette expérience peut apporter quelque chose de nouveau à votre système.

Une information différente de celle qu’il avait apprise.

C’est ce que certaines recherches sur l’apprentissage de la peur et l’exposition décrivent notamment à travers la notion de violation des attentes : le cerveau anticipe un événement et fait l’expérience que ce qu’il redoutait ne se produit pas.

Autrement dit :
ancienne prédiction :
« Si cette sensation arrive, le danger va arriver. »

nouvelle expérience :
« La sensation est là… et le danger annoncé n’arrive pas. »

C’est potentiellement à cet endroit que l’apprentissage peut commencer à se modifier.

Réparer le système plutôt que contrôler les symptômes

C’est finalement ainsi que je comprends mon travail.

Je ne considère pas votre anxiété, votre peur ou votre mal-être comme un ennemi qu’il faudrait combattre. Je les considère comme des manifestations d’un système de protection qui a appris quelque chose. Et parfois, ce qu’il a appris était parfaitement compréhensible. Il a voulu vous protéger.

Il a associé une voiture à un malaise. Une sensation à une perte de connaissance. Une palpitation à un danger cardiaque. Une rupture à un sentiment d’abandon. La solitude à une douleur insupportable. Une situation à un danger.

Puis il a continué à appliquer cette ancienne règle. Même lorsque la situation avait changé.

L’objectif n’est donc pas nécessairement de convaincre votre cerveau qu’il « se trompe ». L’idée est plutôt de lui permettre de faire de nouvelles expériences. De découvrir que ce qu’il avait appris n’est peut-être plus nécessaire aujourd’hui. Et c’est cette vision qui guide mon accompagnement avec NERTI.

Il ne s’agit pas de lutter contre votre système de protection.

Il s’agit de lui permettre de ne plus avoir besoin de vous protéger de la même manière.
Parce que parfois, derrière une crise d’angoisse, une phobie, une dépendance affective ou un mal-être persistant, il n’y a pas un cerveau qui cherche à vous faire souffrir.

Il y a simplement un système qui continue à vous protéger avec une ancienne information. Et parfois, pour aller mieux, il ne faut pas apprendre à mieux contrôler l’alarme.

Il faut permettre au système qui la déclenche d’apprendre qu’il peut enfin la désactiver.

Aujourd’hui, lorsque je repense à cette période de ma vie, ce qui m’intéresse n’est plus tellement de savoir pourquoi je pensais à l’univers ou pourquoi cette sensation de dissociation apparaissait. Ce qui m’intéresse, c’est de comprendre ce que mon cerveau avait appris à faire avec ces expériences.

Il avait appris :
« Cette sensation est insupportable. »

Il avait appris :
« Cette pensée me met en danger. »

Et il avait donc fait ce qu’un système de protection sait faire : il s’était mis à surveiller, anticiper et déclencher l’alarme.

C’est aussi pour cela que je travaille aujourd’hui avec les personnes que j’accompagne.
Parce que je sais ce que cela fait de vivre avec un cerveau qui semble avoir décidé qu’un truc complètement improbable est devenu le bouton rouge d’urgence. Et parce que j’ai découvert qu’il était possible de faire autrement.

Alors après quoi vous courez ?

Témoignages

« Nicolas m’a été d’une grande aide si précieuse, après la première séance, rien n’est déjà plus comme avant. Tout en douceur mes émotions bloquées se sont comme envolées. Je me sens beaucoup mieux, apaisée, ma vision sur ces situations du passé a complètement changé. Je recommande Nicolas qui est d’une simplicité détonante, une authenticité humaine et touchante. Je me suis sentie à l’aise immédiatement et je trouve cette méthode douce et libératrice. Beaucoup de compétences et d’humilité chez Nicolas. Si j’avais connu ça il y a quelques mois J’y serais allée bien avant! Un homme au grand coeur et qui fait preuve d’une merveilleuse bonté d’âme. Mon mot de la fin Nicolas c’est MERCI MERCI MERCI ! Bravo et continuez car vraiment Le Monde a besoin de vous. J’ai testé en présentiel comme en visio, et je peux vous dire que l’efficacité est identique ! Je me sens libre et Libérée après chaque séance ! »

Yasmine – Hypnothérapeute Montpellier

« J’ai rencontré Nicolas grâce à une amie. J’avais déjà eu recours à des séances de EMDR, et de sophrologie…. À ce jour restait encore ancré en moi des réactions qui me gênaient dans ma vie de tous les jours, et que je n’arrivais pas à maîtriser.
J’avoue avoir hésité avant de consulter Nicolas, je me suis documentée sur la méthode NERTI, j’ai également regardé des vidéos de Nicolas avec Luc Geiger, et cela a été le facteur déclenchant. Je me félicite tous les jours d’avoir franchi le pas pour un mieux être dans la vie, et surtout comprendre ce qui se passait à l’intérieur de moi. Nicolas ne n’égare pas et reste avec le sujet qui nous préoccupe durant toute la séance. Un grand merci Nicolas pour ton implication et ta générosité. »

Viviane Montpellier

« Nerti c’est 2 choses à mon sens.
Déjà une méthode innovante et sans doute d’une efficacité redoutable.
J’ai vécu ma première séance je sentais déjà de belles et nouvelles choses à l’intérieur de moi.
En suite c’est le praticien qui va faire la différence au travers de sa personnalité.
Nicolas est homme empreint de générosité, d’empathie et de sensibilité, c’est le profil le plus adapte pour suivre votre séance Nerti.
La force de Nicolas c’est de lire votre profil , de comprendre votre besoin et de s’adapter.
Très à l’écoute et d’une extraordinaire patience, toujours disponible à n’importe quel moment et avec une empreinte très positive à chacune de ses interventions.
Allez-y …sautez le pas …Nerti et Nicolas c’est le tierce gagnant. »

Fred – Conférencier

« Un thérapeute génial tout simplement. Nicolas est à l’écoute, généreux, bienveillant et professionnel! Rempli de compassion. Depuis les séances ma vie se transforme, des portes s’ouvrent et la vie prend un sens agréablement différent 🙂
La méthode nerti très peu connue qu’il utilise est exceptionnelle, les résultats ne se font pas sans dire.
Merci pour tout. »

Laura – Vendeuse magasin Bio Lunel

« Je recommande fortement d’aller rencontrer Nicolas. Par son écoute, sa bienveillance, son professionnalisme et la méthode Nerti il m’a aidée à surmonter un blocage suite à un choc émotionnel.
Je me sens plus légère et j’apprécie le moment présent.
Alors faites moi confiance et allez voir Nicolas vous ne serez pas déçus »

Virginie – Boutique surgelée Sommières

« Je remercie Nicolas pour son aide dans des moments difficiles et douloureux comme la séparation.
Deux jours après la première séance je me sentais déjà mieux, j’avais retrouvé l’appétit, ma tristesse était moindre. Le deuxième séance m’a redonné confiance en moi et m’a libéré. Je commande fortement le Nerti. Merci encore 🙏 »

Angeline – Infirmière Baillargues

Si vous voulez d’autres témoignages, vous pouvez:

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